Mobilisation des agents de l'enfance

Date : lundi 24 mai 2021 - Catégorie : Quimper - Vues : 440

Personnels enfance en souffrance
En attente de reconnaissance

A l’appel de la CFDT, une centaine d’agents des écoles et des ALSH se sont mobilisés le 21 mai 2021 face à l’hôtel de ville. Ils avaient besoin d’exprimer leur lassitude, leur ras le bol. Leurs conditions de travail se sont dégradées au fil des années. Cette dernière année a été extrêmement compliquée en raison, entre autre, du fort taux d’absentéisme. Ils ont travaillé en sous-effectif mettant trop souvent en place les fameux « plan B ». Mais la dégradation des conditions de travail ne réside pas seulement dans la crise du Covid.
La mise en place des différentes réformes nationales (TAP) et locales (réduction de la pause méridienne,...) ont modifié les fiches de postes, ajoutant successivement de nouvelles missions mais aussi des pertes de temps d’entretien et de temps de préparation des animations.
Les agents subissent déjà de nombreuses contraintes liées au calendrier scolaire mais aussi à l’organisation du service et aux règles RH plus restrictives que celles du reste de la collectivité. Les agents perçoivent un manque de reconnaissance. Pour la CFDT, le fort taux d’absentéisme n’est pas un hasard, les conditions de travail et de rémunération n’y sont pas étrangères.

Pour l’amélioration des conditions de travail, la CFDT revendique :

  • L’allongement de la pause méridienne
  • Des moyens humains suffisants permettant d’assurer toutes les missions
  • Davantage de temps pour la préparation des animations (réunions, formations, commissions, ...)
  • Du temps supplémentaire pour l’entretien du matériel pédagogique des ATSEM
  • Des outils de travail adaptés et leur modernisation dans les offices des restaurants scolaires
  • La prise en compte des sujétions particulières liées à la pénibilité
  • Les mêmes règles RH que l’ensemble du personnel (CET, récupération heures sup, congés ...)

La mobilisation des agents s’explique, également, par la grande précarité des agents horaires.

Certains agents horaires ont plus de 11 ans d’ancienneté. Ils sont pourtant sur des postes fixes à l’année, parfois référent. La CFDT est intervenue de nombreuses fois en Comité technique auprès de Mme La Maire, des élus et de la direction. Il nous avait été promis qu’une réunion se tiendrait en début d’année mais elle a été sans cesse reportée : en mars puis en avril puis finalement en juin. Pour la CFDT, il n’est plus possible de reculer les titularisations.

La CFDT revendique la déprécarisation par :

  • Le comblement des postes vacants en titularisant des agents horaires sur listes d’ancienneté avec des critères d’ancienneté négociés
  • Le passage à temps complet des agents à 90%
  • La mensualisation des agents contractuels avec les droits y afférents (prime de responsabilité, prime vacances,...)

Ce service majoritairement féminin révèle des inégalités Femme/Homme en terme de carrière et de régime indemnitaire. Dans ce contexte, la mise en place du nouveau temps de travail et du RIFSEEP doit être l’occasion d’améliorer les conditions de travail et de rémunération.

 

Lors de cette manifestation, c'était une grande première, l’adjoint au personnel de la Ville a souhaité s’exprimer face aux agents. Il s’est engagé à travailler sur les problèmes de précarité, sur la faiblesse du régime indemnitaire et sur les raisons de l’absentéisme.
Deux réunions sont désormais programmées. La première est prévue le 3 juin avec l’administration et la deuxième le 10 juin avec Mme La Maire et les élus.

Pour la CFDT, il faut désormais des actes forts.